Composantes du conflit

composantes du conflit

met l'accent sur trois aspects : le désaccord, l'interférence et l'émotion négative. Cela correspond à trois composantes du conflit : cognitive, comportementale et affective.

Le conflit peut être assimilé à la présence d’un désaccord. Il s’agit du problème le plus fréquent dans un scénario de travail. Il y a désaccord lorsque les parties pensent qu'un divergence de valeurs, des besoins, des intérêts, des opinions, des buts ou des objectifs existent.

Cela correspond à l’aspect cognitif du conflit. Deuxièmement, le conflit met en évidence des aspects comportementaux, tels que le débat, les disputes, la compétition, les manœuvres politiques, les coups bas, l’agression, l’hostilité et la destruction.

Même si de tels comportements peuvent être typiques d’un conflit, ils n’impliquent pas toujours l’existence d’un conflit. Ce n’est que lorsque les comportements d’une partie interfèrent avec ou s’opposent à la réalisation par une autre partie de ses propres intérêts, objectifs ou buts qu’il y a conflit.

Ingérence

Le conflit est perçu comme une ingérence, un processus dans lequel une partie perçoit que ses intérêts sont opposés ou affectés négativement par une autre partie.

Même si un certain nombre d’états affectifs ont été associés au conflit, ce sont majoritairement des émotions négatives telles que la peur, la jalousie, la colère, l’anxiété et la frustration qui ont été utilisées pour caractériser le conflit.

Émotion négative

La présence de l’une quelconque des trois propriétés (pur désaccord, pure interférence ou pure émotion négative) ne suffit pas à qualifier une situation de conflictuelle.

Par exemple, un pur désaccord se produit lorsqu’il existe des divergences d’opinion concernant les objectifs, les tâches ou les activités. Elle ne peut être accompagnée d’aucune interférence ou émotion négative (comme dans le cas d’un pur désaccord). Ce n’est pas parce que les gens ne sont pas d’accord qu’ils sont en conflit.

Un exemple d’interférence pure serait une situation dans laquelle le comportement ou l’action d’un individu empêche involontairement un autre d’atteindre ses objectifs, peut-être par pure coïncidence. De tels actes d’ingérence involontaires et accidentels ne seraient généralement pas considérés ou qualifiés de conflit.

Enfin, les organisations regorgent d’exemples d’émotions purement négatives. Souvent, les individus détestent ou détestent les autres sans nécessairement être en désaccord ou interférer avec eux. Leurs émotions négatives peuvent provenir des attributs personnels ou physiques des autres, de leur choix d’amis et d’associés ou de leurs comportements passés.

Désaccord

Intuitivement, les exemples ci-dessus fournissent des cas de pur désaccord, de pur comportement d’interférence et de pure émotion négative qui ne seraient généralement pas qualifiés de conflit.

Il est toutefois important de noter que de telles situations ne constituent peut-être pas la norme dans la vie organisationnelle. Le plus souvent, les désaccords, les interférences et les émotions négatives sont susceptibles de se produire ensemble.

Le conflit peut être défini sous plusieurs perspectives. Le conflit ne se réfère pas exclusivement à ses conditions antérieures ou à la conscience individuelle de celui-ci, à certains états affectifs, ou à ses manifestations manifestes ou résidus de sentiments, mais à l'ensemble de ces éléments pris ensemble. La plupart des analyses du domaine des conflits suggèrent que les conflits doivent être définis à l'aide de plusieurs thèmes ou propriétés.

Le conflit interpersonnel est défini comme un processus dynamique qui se produit entre des parties interdépendantes lorsqu'elles subissent des réactions émotionnelles négatives face à des désaccords perçus et à des interférences dans la réalisation de leurs objectifs. Selon cette définition, un conflit interpersonnel existe uniquement lorsque les trois composantes (c'est-à-dire le désaccord, l'interférence et l'émotion négative) sont présentes.

Conflit sous forme de désaccord, d'émotion négative ou d'interférence

Composantes du conflit

Le diagramme montre que l'on groupe de définitions équivaut à un conflit avec une seule propriété ou un seul thème.

Autrement dit, ils définissent le conflit interpersonnel ou un type de conflit interpersonnel uniquement comme un désaccord (représenté sur la figure par le cercle de désaccord), uniquement comme une interférence (représentée sur la figure par le cercle d'interférence) ou uniquement comme une émotion négative (représentée sur la figure par le cercle d'interférence). cercle d’émotions négatives).

Par exemple, Dahrendorf (1958) assimile le conflit à la présence d’un désaccord : « Toutes les relations entre des ensembles d’individus qui impliquent une différence d’objectif incompatible… sont en ce sens des relations de conflit social. » (1958 : 135).

Plus récemment, des chercheurs ont identifié le conflit de tâches (ou conflit cognitif, Amason, 1996) comme un type de conflit et l'ont défini comme «… la conscience, de la part des parties impliquées, de divergences, de souhaits incompatibles ou de désirs irréconciliables». (Jehn et Mannix, 2001 : 238).

Bien que l’on pense que les conflits de tâches sont parfois remplis d’émotions négatives (Jehn, 1997), les définitions et les mesures de ce concept se sont essentiellement concentrées sur les désaccords perçus entre les parties impliquées concernant les tâches à accomplir pour accomplir le travail assigné aux individus et groupes.

Le conflit de processus est également centré sur les désaccords sur les tâches à accomplir, bien que sur « … la façon dont l'accomplissement des tâches se déroulera » (Jehn et Mannix, 2001 : 239). Ainsi, la propriété déterminante des deux constructions est le concept de désaccord.

Conclusion

Pour résumer, un épisode de conflit peut être compris en analysant les besoins, les perceptions, le pouvoir, les valeurs, les sentiments, les émotions et les comportements des personnes parties au conflit.