Comparaison entre la probation et la libération conditionnelle

Comparaison entre la probation et la libération conditionnelle

La probation et la libération conditionnelle sont deux instruments de justice correctionnelle. Grâce à ces systèmes, les délinquants ont la possibilité de prendre conscience de leurs erreurs et de les corriger. Le but ultime des deux dispositifs est de réhabiliter les délinquants. Une étude comparative de la probation et de la libération conditionnelle révélera leurs différences.

Origine historique

Le système de probation doit son origine à Jean Auguste de Boston. Il a convaincu le tribunal que les délinquants seraient libérés sous sa garde plutôt que de les envoyer en prison. À partir de 1841, il sauva plus de deux mille personnes des rigueurs de l’incarcération.

Le système de libération conditionnelle trouve son origine dans le droit militaire et la pratique du pardon. Plus tard, la libération conditionnelle est apparue systématiquement au Royaume-Uni et aux États-Unis pour réduire la pression sur les prisons.

Octroi et exécution de la peine

La libération conditionnelle n'est accordée que lorsqu'un détenu a purgé une partie de sa peine. Initialement, un prisonnier est incarcéré dans une prison ou un établissement similaire et bénéficie d'une libération conditionnelle dans le cadre du système de libération conditionnelle.

Mais en cas de probation, soit aucune peine n'est prononcée, soit si elle est prononcée, elle reste avec sursis.

La probation est donc une suspension de peine momentanée lorsqu'il est placé sous la surveillance d'un agent de probation.

La libération conditionnelle, en revanche, est accordée à un détenu lorsqu'il a purgé un tiers de sa peine et qu'il a déjà fait preuve d'un bon comportement et a montré des signes qu'il respectera les termes et conditions de la libération conditionnelle.

Traitement et punition

Si l'on veut refléter correctement le concept de probation, un probationnaire a suivi un traitement alors qu'il a peur d'être renvoyé en prison en cas de violation des conditions de probation. En revanche, le libéré conditionnel a subi à la fois une punition et un traitement.

Il risque d'être ramené en prison s'il ne respecte pas les conditions de sa libération conditionnelle.

Différence concernant la nature

L'octroi de la probation relève du pouvoir judiciaire, tandis qu'un organisme quasi judiciaire comme la Commission des libérations conditionnelles accorde la libération conditionnelle. Un tribunal peut élargir une personne condamnée en probation sans l'incarcérer sous réserve de bonne conduite.

Un agent de probation supervise l'activité d'un probationnaire.

Avant d'avoir purgé l'intégralité de sa peine, un prisonnier est libéré conformément à la décision d'une commission des libérations conditionnelles. Ici, la libération conditionnelle est différente de la probation dans la mesure où un organisme quasi judiciaire l'accorde, mais un tribunal accorde la probation.

Différence concernant la hiérarchie

JL Gillin a souligné à juste titre que la probation est peut-être la première étape du système correctionnel, tandis que la libération conditionnelle peut être considérée comme la dernière étape.

Différence concernant l’imposition de stigmates

La probation et la libération conditionnelle diffèrent l'une de l'autre en ce qui concerne l'imposition de stigmates aux condamnés. En probation, un condamné est libéré sans avoir été stigmatisé, alors qu'un libéré conditionnel a déjà été stigmatisé lors de son incarcération.

Un probationnaire peut facilement s'adapter à la société, tandis que le public peut avoir du mal à accepter un libéré conditionnel, car la vie en prison l'a stigmatisé.